La légende des 3 tribus (2014)

Depuis la nuit des temps, trois tribus se partagent le monde : la tribu de l’eau, la tribu de la terre et la tribu de l’air.

Malgré leurs coutumes différentes, toutes ces tribus vénèrent une seule et même divinité : le Soleil. Une fois par an, au solstice d’été, les tribus signent une trêve dans les guerres et conquêtes qui les opposent afin de se rendre sur la colline sacrée pour vénérer le retour du dieu Soleil. C’est là qu’ils retrouvent les gardiens de la flamme pour allumer un grand bûcher au terme d’une cérémonie ancestrale.

Symbole du retour des beaux jours et promesse de fertilité et d’abondance pour toute l’année, l’allumage du bûcher est une cérémonie incontournable dans la vie de ces tribus.

La nuit des tribus (2015)

Au fil des siècles, des dissensions apparurent au sein de chaque tribu. Le fragile équilibre qui existait jusque-là fut remis en question par certaines personnes qui doutaient du bien-fondé de vénérer le Soleil. Cette divinité commune était-elle réellement bienfaitrice pour l’ensemble des tribus ?

Les divergences d’opinion furent telles que plusieurs membres des tribus de la Terre, de l’Eau et de l’Air décidèrent de quitter le groupe qui les avait vus naître afin de former une 4ème et toute nouvelle tribu : la tribu des Ténèbres.

Au contraire des tribus originelles qui vénéraient la Lumière, les adeptes des Ténèbres vouaient un culte à la Nuit, au dieu de l’Ombre et des Forces Occultes.

Ils tentèrent d’empêcher le bon déroulement du solstice d’été mais les tribus de la Terre, de l’Eau et de l’Air, prévenus par un mystérieux oracle, réussirent à vaincre les dissidents de la tribu des Ténèbres et à embraser le bûcher sur la colline sacrée.

 

La prophétie des tribus (2016)


Un an plus tard, à l’approche du solstice d’été, un mystérieux objet apparut sur la colline sacrée. Cet objet métallique était recouvert de nombreux signes et symboles dont nul ne connaissait ni l’origine ni la signification.

Les scribes les plus instruits se relayèrent jour et nuit pour parvenir à révéler les secrets de cette langue ancienne et oubliée avant le jour de la cérémonie ancestrale d’allumage du bûcher. Après des centaines d’heures de travail, les érudits découvrirent la prophétie suivante :

 

Lorsque les Ténèbres auront été vaincues,

Lorsque la prophétie sur le métal ancestral apparaîtra,

Et que les princesses partageront le même repas,

Alors les enfants sacrés poseront leurs mains sur le symbole tribal

Et leurs yeux retrouveront la lumière

Qui les guidera vers la connaissance originelle.

Les pouvoirs des 3 tribus (2017)


Il y a maintenant douze lunes, les tribus de la Terre, de l’Eau et de l’Air découvrirent qu’elles avaient une origine commune en entendant la voix de la déesse-mère la reine Téa sortir de l’objet illuminé. Ces mots furent ceux d’une réconciliation universelle entre les trois peuples. En guise d’offrande pour la réconciliation, les peuples reçurent de nouveaux pouvoirs. Ces talents particuliers et dons uniques furent présentés au peuple rassemblé pour la cérémonie du solstice d’été. La princesse Terra a reçu le pouvoir d’engendrer la fertilité et l’abondance là où elle passe et sur tout ce qu’elle touche. La princesse Aqua a reçu le don du voyage et de la découverte de l’autre. La princesse Aeris a le talent de porter les rêves et les voeux.

Guidées par les Servants du Temple, les princesses Terra, Aqua et Aeris des tribus de la Terre, de l’Eau et de l’Air posèrent leurs mains sur le symbole de leur tribu. Elles virent alors l’étrange objet s’illuminer et prendre vie.

Une voix venue de l’au-delà s’adressa à elles et leur rappela leur origine commune. Cette voix douce et envoutante était celle de la reine Téa, la mère originelle des 3 princesses.

L’extinction des tribus (2018)


Réconciliées depuis peu, chaque tribu s’était vue attribuer un pouvoir lors de leur dernière rencontre annuelle à l’occasion du solstice d’été. Tout aurait dû être parfait, mais l’ambiance était morose. Les tribus étaient démoralisées, abattues ; leurs princesses étaient atteintes d’un curieux mal qui les anesthésiait, les privant de dynamisme et de rayonnement. L’extinction des tribus s’annonçait.

Pour les guérir, les tribus durent compter sur le pouvoir des claves, ces instruments de percussions que leur grand-père (qui n’est autre que le père de Téa) avait fabriqué des années auparavant. Ces claves étaient peintes aux couleurs des quatre tribus : rouges pour le feu, bleues pour l’eau, brunes pour la terre et blanches pour l’air. Frappées l’une contre l’autre, elles produisaient un son fort et résonnant qui éveillait une joie auprès de ceux qui pouvaient l’entendre. Et cette joie était décuplée par le mélange des claves des quatre éléments.

Ainsi, c’est en échangeant entre eux ces objets magiques et en les entrechoquant qu’ils acquirent leur pleine puissance.

La maladie quitta alors instantanément les princesses qui retrouvèrent leurs pleins pouvoirs et réanimèrent leur tribus. Le mal était vaincu … les tribus sauvées !

Mozaïk, la quatrième (2019)

Il y a près de douze lunes, dans leur volonté d’étendre leurs connaissances et leurs savoirs, les tribus de la Terre, de l’Eau et de l’Air ont envoyé, chacune, des explorateurs à la découverte du monde. Depuis, les princesses Terra, Aqua et Aeris n’ont aucune nouvelle des trois expéditions. Or, voici venu le jour de la cérémonie annuelle du dieu Soleil. Princesses et tribus pourront-elles la tenir sans leurs explorateurs ? Inquiètes, pour trouver des réponses au mystère de cette disparition et pour que puisse s’accomplir la célébration ancestrale, elles décident de faire appel… à l’oracle !

 

Après de nombreuses incantations et une longue complainte auprès de la mère Téa, cette dernière annonça que les explorateurs dévalaient la colline sacrée, arrivant très prochainement aux portes de la ville. En effet, précédés de tambours, quatre cavaliers firent leur apparition, suivis des explorateurs qui arboraient les symboles de toutes les tribus qui, elles, semblèrent s’être confondues en une seule. Appelée Mozaïk, cette nouvelle princesse n’était autre que la fille de Téa, la sœur de Terra, Aqua et Aeris. Elle apparut affublée d’un masque solaire et d’une parure chatoyante. Elle scintillait des mille feux des pouvoirs cumulés de ses trois sœurs de par le mélange des explorateurs.

 

Après leurs retrouvailles, l’avertissement de Téa retentit : les talents dont les princesses ont été gratifiées les ont rassemblées… Cependant, elles ne resteront sœurs qu’en partageant ces pouvoirs. La quatrième, Mozaïk, incarne le vrai sens du mot « partage » : non pas division, mais union !